Placements financiers
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Les attentes des épargnants vis-à-vis de leurs placements financiers sont aussi variées que les épargnants eux-mêmes. Certains visent une rentabilité élevée tout en se préservant d'une fiscalité trop pesante. D'autres souhaitent avant tout préserver leur capital : pour eux, la sécurité prime même si cela implique un moindre retour sur investissement et une fiscalité plus lourde. Pour d'autres encore, c'est la souplesse, et donc la disponibilité du capital, qui est clé. Chaque épargnant a ainsi ses priorités qui guident ses choix. Tour d'horizon des avantages et contraintes des grandes familles de produits d'épargne...
Le livret synonyme de disponibilité et de sécurité
Commençons par l'épargnant qui souhaite garder la totale disponibilité de son capital à court terme. Les raisons peuvent être multiples : volonté de disposer d'une épargne de précaution mobilisable à tout moment, projet d'achat important à court terme, besoin d'un temps de réflexion avant de choisir un placement de long terme, etc. Les livrets d'épargne sont parfaits pour cette catégorie d'épargnants car il leur est possible d'en retirer le capital à tout moment. En attendant, celui-ci fructifie sans risque, à un taux d'intérêt connu à l'avance ; ils n'ont donc pas de mauvaise surprise à redouter. Mais la fiscalité s'est récemment alourdie. Aux contributions sociales (CSG, CRDS...) s'ajoute au choix l'impôt sur le revenu (au taux marginal de l'épargnant) ou le prélèvement forfaitaire libératoire, qui vient d'être porté à 24%. En cumulant ce dernier et les contributions sociales, le rendement est amputé de 37,5 %. Dommage pour un placement sur lequel, très souvent, les souscripteurs laissent leur argent plus longtemps qu'ils ne l'imaginaient au départ.
L'assurance-vie pour les projets à long terme
Les épargnants qui jugent cette fiscalité trop lourde et cherchent une autre façon de mettre leur capital à l'abri du risque se tournent généralement vers l'assurance-vie, souvent qualifié de « placement préféré des Français » en raison de ses nombreux avantages. Ainsi, le traditionnel « fonds en euros » est garanti par l'assureur et doté, de surcroît, d'un cadre fiscal extrêmement avantageux à condition d'accepter un horizon de placement plus long. Il est donc parfaitement adapté aux projets de long terme, par exemples les études des enfants ou encore la retraite.
Contrairement à ce qu'on croit parfois, il est possible de retirer à tout moment le capital d'une assurance-vie. Toutefois, l'épargnant ne bénéficie pas dans ce cas des avantages fiscaux attachés à ce type de placement. Il est, par conséquent, préférable d'attendre que le contrat ait quatre ans ou, mieux encore, huit ans. En effet, après quatre ans, les gains sont soumis à l'impôt sur le revenu ou au choix, à un prélèvement forfaitaire de 15 %. Après huit ans, ces mêmes gains sont exonérés à hauteur de 4 600 euros par an (le double pour un couple marié) avec la possibilité, au-delà de ce seuil, d'opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 %.
Contrairement aux livrets, le rendement des fonds en euros n'est pas fixé à l'avance. L'assureur décide à la fin de chaque année du taux minimum auquel il rémunère l'épargne investie pour l'année écoulée et d'une participation aux bénéfices en fonction des résultats de sa gestion financière.
N'oubliez pas les actions dans l'assurance-vie !
Pour certains épargnants, investisseurs à long terme, les rendements offerts par les fonds en euros sont insuffisants. Ils sont donc disposés à diversifier leurs placements dans l'espoir d'obtenir une performance plus attrayante, quitte à accepter davantage de risque en optant pour des unités de compte dont les supports sont investis dans des valeurs mobilières (le plus souvent des placements collectifs, c'est-à-dire à des OPCVM (SICAV ou FCP par exemple), ou à des actifs exposés aux risques obligataire ou action (EMTN par exemple). L'assurance-vie est aussi le cadre idéal pour cette stratégie. En répartissant à sa guise son épargne entre le fonds en euros et les unités de compte proposées dans le contrat, chaque client dose sur mesure le risque qu'il accepte de faire courir à son épargne tout en bénéficiant d'une fiscalité avantageuse.
Le PEA pour jouer le rebond des marchés boursiers
D'autres épargnants, encouragés par la faiblesse des marchés depuis un an, sont prêts à investir davantage encore en actions. Ils connaissent le risque lié à cette classe d'actifs mais aussi les gains potentiels. Pour eux, le PEA (Plan d'épargne en actions) peut être un support plus séduisant que l'assurance-vie, principalement en raison de sa fiscalité. En effet, tous les gains réalisés sur le PEA sont exonérés d'impôt en cas de retrait dès lors que le plan a plus de cinq ans. Ils supportent seulement les prélèvements sociaux. PEA et assurance-vie se combinent d'ailleurs à merveille. Le premier est réservé aux actions européennes et aux OPCVM investis à 75 % minimum sur ces titres. L'assurance-vie, quant à elle, peut accueillir tout type de Fonds. La répartition logique est la suivante : sur le PEA fructifieront les investissements en actions européennes, sur le contrat d'assurance-vie le reste du portefeuille. Ainsi, chaque investissement bénéficiera du meilleur cadre fiscal possible.
Le compte titres pour la flexibilité
Enfin, tout épargnant peut aussi acheter des titres ou des OPCVM sur un compte titres ordinaire. Il n'y a pas dans ce cas d'avantage fiscal particulier à espérer. Les plus-values ¿déduction faite des moins values- sont imposées au taux de 19 %, auquel s'ajoutent 13,5 % de prélèvements sociaux. Et cela dès le premier euro. Mais, contrairement à un PEA ou à l'assurance-vie, l'épargnant n'a aucune contrainte en termes de durée de placement. C'est en général sur le compte titres que sont achetés les OPCVM de court terme, comme les SICAV monétaires (utilisées pour placer sur de courtes périodes des capitaux importants, par exemple après la cession d'un bien immobilier), interdites dans le PEA et rares dans l'assurance-vie.






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